Manifeste
Ce blog tout entier sera consacré à la personnalité du collectionneur et mécène Ferdinand de Sastres. On y parlera peinture, architecture, mais aussi "folie" et
excentricité...


Puisqu'il ne reste rien, rien de tangible du moins, il nous faut tenter de reconstruire mentalement
un univers, une maison, une vie. Comme je l'ai dit précédemment, je ne crois pas trop à l'Art brut. Tout créateur subit une influence, aussi insignifiante soit-elle. Le Facteur Cheval qui construisit seul son Palais idéal (voir ci-dessus) s'inspirait de ses lectures, en particulier celle d'un illustré périodique
intitulé le Magasin pittoresque auquel Jules Verne était également abonné. Faut-il se considérer comme un artiste pour produire une
oeuvre valable ? L'oeuvre se cache-t-elle dans les replis du quotidien, comme la pierre anguleuse sur laquelle buta Cheval avant de trouver l'illumination ? Si Malbert était un artiste reconnu
comme tel et le Mausolée son unique chef d'oeuvre (on peut d'ailleurs s'interroger sur ce qui poussa Ferdinand de Sastres a embauché un architecte qui n'avait presque rien
construit), on peut toutefois s'interroger plus légitimement sur l'attitude de Sastres vis-à-vis de son palais et de son contenu. N'ayant rien produit, au sens littéral du terme, Sastres agença,
collecta, bref, donna du sens, un sens, au chaos. Malbert savait certainement qu'il tenait là une occasion unique de prouver son talent, mais qu'en fut-il de Sastres. Avait-il conscience de
créer quelque chose d'éphémère, une oeuvre composée d'autres oeuvres et quels étaient ses rapports à l'Art en général pour souhaiter ainsi le dissimuler ?
J'ai découvert ce site par accident, il y plane un je ne sais quoi de mystérieux. Merci pour ces renseignements. Je ne connaissais pas ces personnages historiques et leur histoire...